C’est comme pour la tour de Babel, ou chacun défend sa langue, alors qu’au final, on raconte tous la même chose, mais dans sa propre langue.. On ne fera jamais mieux que la fondation d’une chose, qui ensuite se perd dans la démultiplication, la consommation, ou la déformation de cette origine. Le cristal pourrait être les souvenirs du créateurs qu’il garde dans son jardin secret de chambre. Article contenant des spoilers ! ( Déconnexion /  ), Dieu fait ce qu’il peut avec ses valeurs, il finit par causer la fin du Monde, mais il est capable, malgré tous ses stigmates, de recréer à chaque fois un nouveau cycle, comme notre ami Darrel qui recrée un nouveau film à chaque fois, même si c’est éprouvant. Elle met beaucoup de temps à la construire, seule d’ailleurs, par amour. Je suis d’accord avec vous sur le fait que le film exprime peut-être trop de choses en même temps et pas forcément de la bonne manière. Si tu veux développer, n’hésite pas en tout cas ! On lui prend le fils qu’elle a pour le sacrifier, comme un agneau. Même si j’ai apprécié certains aspects du film, je le trouve aussi extrêmement fourre-tout. Je pense que celle-ci peut avoir trois interprétations (et sans doute plus). Elle boit le mélange jusqu’à ce qu’elle tombe enceinte : la vie est crée ! Réalisé par Grant Sputore, le film bénéficie d'un casting talentueux avec la jeune Clara Rugaard-Larsen, Hilary Swank et même Rose Byrne pour la voix du robot "Mother" / Mère. Page 5 : La parole à l'une de nos lectrice, et psychologue ! Mother est en colère décide de brûler la maison. Cela pourrai éventuellement signifier que nous les hommes, nous nous rendons compte qu’on detruit la nature (construction d’immeuble, destruction de forêt etc) mais qu’on agit pas. Le culte voué à lui, clairement satanique. Cette analyse a été rédigée à chaud, après quelques échanges avec d'autres spectateurs.Il y a surement encore plein de choses à dire sur le film et vos contributions sont les bienvenues. . Il survit à l’incendie sans une égratignure, car le feu est son élément. Effectivement très bon commentaire de la part de tous, et le film apporte vraiment de bon débat, les cerveaux chauffent, et c’est ca le principale. Néanmoins, je ne partage pas (totalement) ton analyse dans le sens où il y a toujours moyen de faire du lien entre les personnages d’un film en extrapolant un peu. Bonjour, Vous avez pas le cerveau qui fume après à vous poser toutes ces questions ?. , Merci pour le développement, je comprends un peu mieux ! C’est ambitieux, certes, mais l’ensemble manque cruellement de cohérence. Page 1 : Résumé rapide du film (ci-dessous) Mother tombe enceinte et Lui retrouve son inspiration. C’est la question à laquelle Bong Joon-Ho tente de donner une réponse à travers son film Mother qui marque un point dans le drame coréen actuel. Mais 3e thème : « Relation destructrice » ! World War Z, c’est peut-être la prochaine guerre mondiale. Si on cible le personnage de Javier Bardem, on a affaire à : Souvent destiné un public jeune, le cinéma coréen traite aussi de grands sujets de société et produit des films dur comme l'incontournable Au détour de quelques séquences, nous apprenons que MOTHER a complètement réhabilité la maison après un incendie, tandis que LUI est un auteur à succès en panne d’inspiration. Avertissez-moi par e-mail des nouveaux articles. Donc même si l’on a l’impression que “Le Poète” protège “Mother”, il protège ses intérêts et non la personne. Je pense que Lawrence est mère nature/l’inspiration, et que de même ces deux facettes ne peuvent vivre l’une sans l’autre. “She’s given us life on this planet. La destruction de la pierre, quant à elle, n’est rien d’autre qu’une symbolique du fruit défendu, à laquelle on pourrait d’ailleurs ajouter le bureau comme Jardin d’Eden (avec l’arbre du savoir). La maison renait de ses cendres et dans le lit, une jeune femme se réveille, une jeune femme avec un autre visage. demeure selon moi bien trop flou sur le fond, au contraire par exemple de sa forme qui séduit pratiquement de bout en bout. Elle y est d’ailleurs directement connectée et « ressent » son pouls. Je trouve juste dommage que le tout ne soit pas très subtile, le film aurait peut-être gagné en qualité. Si Darren Aronofsky est connu pour user abondamment de symboles et autres métaphores dans ses films, Mother ! En tous cas quand tout s’est connecté avec la phrase finale pour moi, ça m’a mis en état de choc… SHARE. Pour le plus grand bonheur de LUI, qui retrouve soudainement l’inspiration. Encore plus quand on s’intéresse scrupuleusement au personnage de Jennifer Lawrence. Puis Caïn tue Abel, laissant une marque sanglante (celle du premier meurtre, donc du péché) sur le sol. Pas de problème pour partager le lien à la suite de ta critique sinon (j’ai hâte de la lire au passage). En effet, la question de la fécondation (qui devrait être le summum de la pureté) qui s’accomplie dans un acte de luxure est très présente dans l’étonnement philosophique ou même artistique. Quand au film en général les critiques faites par l’article sont plutôt satisfaisante. Son film est sorti en salles depuis le mecredi 5 juin. Pour rappel : SPOILER ALERTE, Mother!, c’est l’histoire d’un couple qui mène une vie pépère dans une baraque paumée. Action qui entraîne la restauration de toutes les pièces d’une maison. Lui, son époux, représente à mon avis Satan. Doctor Who Saison 9 Episode 1 : EXTERMINATE ! Si LUI trouve dans cette arrivée une véritable bouffée d’oxygène, MOTHER est au contraire perturbée par leur intrusion. Mother film coréen de Bong Joon-ho Incipit : une femme, la cinquantaine, sérieuse, concentrée, dans une grande prairie de hautes herbes, une femme qui vacille, ou qui esquisse un pas de danse, on ne sait… On défend tous les mêmes valeurs, mais elles ne passeront jamais par les mêmes forme ou nomination, par rapport à la vie, l’éducation que l’on a eu. Le film s’ouvre par les plans d’une personne (probablement une femme) en train de brûler, puis par la pose d’une pierre précieuse sur un socle. Je pense que le réal veut expier le mal qu’il a pu faire à ses ex sans le vouloir. est un film qui mérite vraiment le coup d’œil. D’ailleurs, MOTHER le cerne très bien à la fin du film en déclarant qu’il ne l’aime pas vraiment, il aime le fait qu’elle l’aime. Mother!, c’est le cycle infernal de la gestation. » et « quels idiots ces hommes ! Il demande une dernière chose à Mother, son amour et c’est cet amour qui permet d’effacer/oublier toutes les violence passées. D’ailleurs, d’autres spectateurs la partagent à ce que j’ai pu lire. C’est ce qu’exprime formidablement bien le personnage de LUI, un artiste égocentrique qui privilégie l’art à la vie. C’est elle qui crée, par son amour, symbolisé par le cristal, la maison-terre du film. Suffisamment d’ailleurs que pour me donner envie de lui consacrer un article entier d’interprétation. . Régulièrement à Cannes toutes sections confondues, le Coréen Bong Joon-Ho a remporté la Palme d'or samedi 26 mai avec "Parasite". On revient à Hobbes et son l’homme est un zombie pour l’homme.Dans ce monde, l’enfer ne vient pas de l’espace (cf Skyline).Elle vient de l’autre qui n’est ni le Nazi (cf Inglourious basterds) ou le Nord-Coréen mais le semblable. Mais personnellement l’idée que “le Poète” soit la personnification du “DIABLE” me plait beaucoup plus que la personnification de “DIEU”. D'autres théories ? En extrapolant beaucoup, on peut toujours faire dire n’importe quoi au film mais les liens ne me paraissent pas des plus évidents. _ en l’associant aux autres personnages (la famille du médecin), ce personnage devient Dieu, mais un Dieu pas si parfait que dans la Bible. Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter: Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Concrètement, que se passe-t-il ? Une veuve élève son fils unique Do-joon qui est sa seule raison dêtre. Apocalypse ou pas, la Corée du Sud, dans sa version « ciné », ferait peur à Trump himself ! Le réalisateur de Black Swan fait-il un méa culpa ? C’est alors que se dévoile MOTHER (Jennifer Lawrence), une jeune femme sans enfant en couple avec LUI (Javier Bardem). Durant leur passage, plusieurs événements surviennent : la pierre précieuse est détruite, leurs fils rappliquent et s’entretuent, une cérémonie d’adieu a lieu dans la maison en présence de nombreux invités, une fissure ensanglantée apparaît dans le plancher, MOTHER semble souffrir d’un mal grandissant… Après leur départ, MOTHER et LUI font l’amour et la jeune femme tombe enceinte. Actualités 11.12.2020 à 17h02. Dans le même esprit, le dépérissement de MOTHER après avoir accouché, ainsi que la perte quasiment immédiate de son fils, est également une belle illustration de notre consommation/exploitation abusive de ressources. “I will never answer what Jen is drinking,” said Aronofsky. avant de parcourir cette analyse. J’ai donc continué avec cette interprétation tout le long du film en essayant de faire des liens avec chaque action (même si certaines restent inexpliquées – comme le liquide jaune). Attention le film est violent et n’est absolument pas à mettre devant tous les yeux ! Laissez donc un commentaire ! Suffisamment dailleurs que pour me donner envie de lui consacrer un article entier dinterprétation. Être touché par la Grâce après sa vision ? Cette réflexion autour de la notion de création et d’artiste peut, bien sûr, facilement s’étendre au réalisateur lui-même, qui a certainement dû susciter/rechercher ce type de réaction au cours de sa carrière. En effet, de la même façon que les intrus détruisent progressivement la maison, Javier Bardem exploite et détruit progressivement sa femme. Mais cela peut-être vu aussi de manière plus optimiste : le cycle se répète et peut-être qu’une fois, le cycle se déroulera correctement. : Explications du film de Darren Aronofsky, La parole à l'une de nos lectrice, et psychologue, Critique de Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann. En touchant cette tâche qui souille sa maison, pourrait-on dire que Mother a une sorte de premier contact avec la sexualité ? _ elle assiste, impuissante, au déroulement de la vie de la famille Adam & Eve, comme si tout était écrit d’avance. C’est seulement après que les deux autres lectures (la nature et l’artiste) me sont venues et je les trouve tout à fait crédible. Les excès s’accumulent en ce personnage animé d’un amour indéfectible et exclusif pour un fils qu’elle maintient en état de dépendance totale (elle pense pour lui … _ une épouse qui aide son mari à se sentir épanoui dans son environnement, qui se sacrifie pour lui. A titre personnel, je dois reconnaître que j’ai une préférence pour la dernière interprétation qui, au-delà d’être la plus subtile, est également la plus solide sur la longueur. L’artiste ne controle plus son oeuvre! Malgré les avertissements sur l’évier, le Déluge survient. Changer ), Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Sauf que je voyais dans “Mother” la Vierge Marie car j’avais compris que “Le Poète” et elle n’avaient jamais essayé de concevoir un enfant. Effectivement, une fois la pierre brisée, le couple est chassé de la pièce et son accès est condamné. “Le Poète” pourrait renvoyer a DANTE (et a la “Divine Comédie”) traversant les neufs Cercles de l’enfer. Une fois la naissance faite, le public attend de contempler son oeuvre-enfant et le consommer, Comme le dit Tarkovski à propos du cinéma, une fois le film créé, présenté et donné au public, l’artiste est dépossédé de son oeuvre et le film aura une vie independante car apprécié et interpreté selon chaque spectateur. L’enfant conçus étant bien une personnification de Jésus, j’avais peux de doutes sur la personne de Marie dans le rôle de “Mother”. Dans cette interprétation, LUI peut être perçu comme Dieu, un être suprême ayant la capacité de créer : MOTHER elle-même, une maison, un enfant… Une approche qui devient encore plus claire avec l’arrivée des différents intervenants. Le fait qu’il laisse les vices rentrer dans la maison, s’en délecte. Avec Mother!, le cinéaste revient à un cinéma moins consensuel. Au fil du film, chaque bon moment de leur relation régénère la maison. au milieu de la destruction. Lorsque Dieu bannit Adam et Eve du jardin d’Eden, il voue Adam à une vie rude pour gagner son pain (peut-être est-ce pour cela que celui-ci est très souvent pris de quintes de toux dans le film) et Eve à un accouchement dans la douleur, d’où la vision d’un sexe féminin en sang. C’est presque pour moi, une histoire, qui les vaut toute, un anneau pour les gouverner tous, le un, qui contient le tout, et se divise par le reflet de ce que les gens vont vouloir y greffer dessus, mais toujours avec la fondation d’origine. Bonsoir, merci beaucoup pour votre critique. Vos analyses sont passionnantes. (ou alors, comme un réalisateur…) Il est à la fois mégalo, il a du mal à s’occuper de sa femme (Mère Nature) et même de son fils. Au final Aronofsky écrit un film relatant le mécanisme, la fondation et la structure universelle, sur laquelle la vie de chacun va pouvoir y être projeter, que c soit du vécu réel, du fantasme, de l’art, tout peut être incruster dans cette seule et unique histoire, dont la forme ne changera pas. Vous pouvez avoir pl… Ou plutôt de décryptage car le long-métrage demeure au final bien trop dense (dans ses thématiques par exemple) que pour se risquer à une explication catégorique. Une oeuvre d’art ne peut se concevoir sans contact avec d’autres hommes.A méditer! Si certains messages s’avèrent assez limpides, le cinéaste les surlignant en permanence, d’autres se révèlent en revanche plutôt confus, donnant l’impression d’être introduits sans véritable raison. On voit finalement que Mère-nature a plus de jugeote que Dieu lui-même (le film est plus grand que son réalisateur ? ( Déconnexion /  J’en parle d’ailleurs plus longuement dans ma critique. Vous semblez être passé un peu à côté, alors que c’est mon interprétation la plus forte. » aurait tonné le Président américain le soir de la La maison est tout à la fois l’antre du créateur et la projection d’un ideal sécurisant pour la femme, un lieu dans lequel elle s’incarne, comme un double d’elle-même même et dont l’image constitue le reflet de son état. Ton interprétation a toutefois complètement sa place ici. Page suivante : La création à tout prix ? C’est systématique. On a l’impression qu’il est satisfait de la situation alors que clairement tout vas mal. Tout repart bien sûr très vite en vrille, avec l'arrivée de la famille du défunt, puis celle de fans de l'artiste. L’interpretation de Adam, Eve, Cain et Abel est assez pertinente car elle suggere peut-etre que ce début d’humanité vient a la rencontre de l’univers créateur de Lui! Intérêt croissant pour les films coréens après la victoire de «Parasite» aux Oscars. On ne sait pas grand-chose à son sujet, si ce n’est qu’elle arrête de le prendre une fois enceinte, et que la situation se dégrade ensuite rapidement. Palmarès Devenir Réalisateur Film Festival, The call sur Netflix : explication de la fin, The Mandalorian Saison 2 : Explication et analyse de la série, Mon inconnue d'Hugo Gélin: analyse du film, Au revoir là-haut d'Albert Dupontel: analyse et explications, (500) days of Summer de Marc Webb: analyse et explications, Analyse de Little Joe par Jessica Hausner, Classements des films de Christopher Nolan : les meilleurs, les plus complexes, les mieux notés, Tenet : théories et explications du film de Christopher Nolan, The Old Guard : explication de la fin du film Netflix avec Charlize Theron, Umbrella Academy : explications de la fin, analyse de la série Netflix et théories pour la suite, Meilleures séries de 2020 sur Netflix et en streaming, Timeless : Rittenhouse, explication de la série et de sa fin, Annecy 2020: The Shaman Sorceress de Jae Huun Ahn (Corée du Sud). Je n’accroche pas trop a l’interpretation biblique, sans doute a cause de mon atheisme, désolé! Si vous relisez la bible, vous y verrez que Dieu est amour et pardon, comme Mother dans le film. Changer ). Quand le Poète laisse rentrer les autres dans la maison, le réal nous fait beaucoup ressentir l’invasion de l’espace privé de Mother, et sa perte de contrôle, sensations qui inondent tout le film : c’est le Poète qui délaisse leur relation (dès que la reconnaissance des autres le flatte), sans tenir compte de la détresse de Mother. ( Déconnexion /  Avertissez-moi par e-mail des nouveaux commentaires. (je ne prend pas en compte les films Américano-Coréen comme Stoker de Park Chan-wook et je ne prend pas en compte les films Coréen que j'ai noté a 5 voir moins) Si vous avez des propositions n'hésitez pas je serais heureux de faire de nouvelles découvertes :)